Welcome

BONJOUR A TOUTES ET A TOUS !!

Vous allez lire ici, l'étendue de mon délire... Mais avant d'aller plus loin, sachez que cette histoire n'avait pas été écrite pour être lue par tous... Néanmoins, 2 ans d'écriture acharnée pour la garder secrète : quel gâchis ! Aussi, j'ai décidé de la mettre en ligne. La suite de l'histoire viendra au fur et à mesure, pour garder un peu suspens !! J'espère que vous passerez un agréable moment, profitez bien du voyage...

COMMENTAIRES - REMARQUES - CRITIQUES ET ENCOURAGEMENTS SONT LES BIENVENUS !!

A bientôt, K.
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# Posté le jeudi 29 mars 2007 04:08

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 11:20

Premiers émois

Premiers émois
INTRODUCTION


L'action se déroule juste après la fin du film. Contrairement à l'original, le gouverneur n'est pas au courant des sentiments qui unissent sa fille et William Turner. Récompensé de sa bravoure, rappelons qu'il l'a sauvé des pirates, Will devient le forgeron attitré du gouverneur, qui l'a invité à vivre chez lui. Il y avait déjà vécu étant enfant, lorsque le navire du gouverneur l'a sauvé de la noyade... La fille du gouverneur s'appelle désormais Anna et leur nom de famille est devenu Keaton.


C'EST ICI QUE TOUT COMMENCE...

Nous sommes dans les Caraïbes... Le domaine du gouverneur, baptisé « la falaise de l'écho » se trouve près de la ville de Port Royal et comprend une grande maison de style anglais ainsi qu'un immense jardin vallonné avec en contre bas, un lac en forme de croissant de lune.
Deux heures du matin. C'était la fin de l'été et Anna venait de se réveiller en sursaut. Une terrible soif tiraillait sa gorge. Elle se leva, nue, et enfila une robe de chambre même si elle savait le couloir désert à cette heure-ci. Silencieusement, elle descendit les escaliers en bois, en évitant les marches qui grinçaient et se rendit dans la cuisine. La lune éclairait faiblement la pièce, mais assez pour trouver à tâtons, un verre et le pichet d'eau. Alors qu'elle se délectait d'une longue gorgée fraîche, un mouvement d'air la fit sursauter. « Il y a quelqu'un? » Pas de réponse. Elle écarquillait les yeux pour tenter d'y voir quelque chose dans cette quasi obscurité. Une ombre massive se planta soudain devant elle et elle failli pousser un hurlement avant de reconnaître Will. Le c½ur battant, Anna chuchota: « Vous m'avez fait une de ces peurs, Will! » Il était torse nu et la lune accrochait d'une lumière scintillante, une petite croix en argent sur sa poitrine. Les reflets dans ses cheveux noirs d'ébène, qu'Anna voyait rarement libres, donnait un effet irréel à la scène. « Je n'avais pas l'intention de vous effrayer, Anna... » Il avança sa main vers son visage et sembla hésiter. Il baissa les yeux et contempla ses jambes qui apparaissaient entre les pans de la robe de chambre.
Survolté par une brusque bouffée de chaleur, il l'attrapa à la taille, la souleva et l'assit sur la grande table. « J'ai besoin de vous... » dit-il en enfermant entre ses paumes le visage d'Anna, surprise par la soudaineté de ces paroles. Il l'enlaça et la serra contre sa poitrine. Ses jambes tremblaient contre les siennes, son c½ur battait la chamade près du sien et il y voyait là, le signe qu'elle ressentait la même chose que lui. Et il n'avait pas tort... Son corps collé à celui de Will, rendait Anna heureuse et embarrassée à la fois. L'odeur de sa peau légèrement musquée, l'enivrait. « Je vous veux à moi, toute à moi... » disait-il d'une voix rauque. La surprise mêlée au désir, l'excitation... tout se brouilla dans son esprit. Elle se sentit rougir jusqu'aux épaules mais quand il se recula, elle le regarda droit dans les yeux. Elle comprit alors que dans les sombres prunelles qui l'observaient avec désir, rien ne pourrait apaiser cette soif brûlante qu'il avait d'elle. Son étreinte se resserra, la respiration de Will se précipita, sa bouche affamée se posa sur ses joues, ses cheveux, son cou, là où battait son sang, sur ses lèvres enfin, dont il semblait ne pouvoir se repaître...
« - Par tous les dieux, épargnez-moi... C'est encore trop tôt.
- Souhaitez-vous attendre la levée du jour...?
- Ce n'est pas le moment de faire de l'humour, William. »
Elle ne savait plus vraiment ce qu'elle voulait à cet instant. Will semblait ne pas pouvoir s'empêcher de la toucher: il lissait ses cheveux, son regard fixant ses lèvres entrouvertes.
« Il vaut mieux que vous retourniez vous coucher, je ne sais combien de temps je pourrais me retenir de vous... » Mais avant de terminer sa phrase, il se jeta sans retenue sur sa bouche, qu'il prit avec volupté. Passant ses mains autour de sa taille, il souleva Anna dans ses bras et l'emporta hors de la cuisine. Il monta les escaliers et pénétra dans sa chambre. Il se laissa tomber sur le lit, roula au-dessus d'elle et recommença à l'embrasser. La ceinture de la robe de chambre s'était dénouée et quand leurs corps se touchèrent, Will crut perdre la tête. Il s'interrompit et se souleva sur les mains:
« - Cela fait si longtemps que j'attends ce moment, je ne veux pas que vous y cédiez avec autant de facilité. Dites-moi d'arrêter...
- Que vous êtes compliqué Mr Turner, dit-elle en souriant. Mais vous avez raison, il ne faut pas nous précipiter. »
Will sembla un peu attristé de sa réponse mais ne le montra pas. « Bonne nuit, Anna... » Il déposa un baiser sur son ventre et sortit de la chambre sans se retourner.

# Posté le lundi 02 avril 2007 09:11

Valses et drame

Valses et drame
Peu de temps après, le gouverneur organisa un grand bal en l'honneur de Nicholas Spencer, son beau frère et gérant des ambassadeurs vers le nouveau monde. Il se trouvait à Port Royal pour affaires. La soirée commençait à merveille, les invités allaient et venaient entre le buffet du salon, le hall et le jardin éclairé par des lanternes de toutes les couleurs. La musique était primesautière et Anna se trouvait en compagnie des dames, à bavarder près du buffet. Elle s'ennuyait à mourir, ces civilités idiotes et cette robe qui l'étouffait... Tout était d'une futilité... Elle regardait d'un air blasé toutes ces pimbêches qui se trémoussaient sur la piste: décidemment ce n'était pas son genre. Mais où pouvait bien se trouver Will? S'il avait été là, il l'aurait invité à danser et elle aurait enfin pu échapper à ces furieuses pies bavardes. Elle avait hâte de le voir, son sourire lui manquait et bien d'autres choses également...
Encore dans ces appartements à l'étage, Will ajustait le col de sa chemise en soie puis mit son gilet en daim beige assorti à ses hauts de chausses. Il ramena ses longs cheveux sur la nuque, noués en catogan à la mode anglaise du moment. Il se regarda dans le miroir qui lui rendit une image satisfaisante de sa tenue et décida qu'il pouvait se rendre auprès des convives. Il descendit les escaliers à la manière d'un félin... D'un coup d'½il précis, il repéra la silhouette d'Anna près de la grande porte, elle semblait mal à l'aise... Le commodore Norrington la déshabillait du regard et s'approchait d'elle imperceptiblement. Il savait bien qu'elle ne voulait pas que James la touche de quelque manière que ce fut. Il sauta alors les dernières marches et se présenta devant elle, le coupant net dans son élan. Une lueur féroce passa dans les yeux du commodore. Anna fut soulagée de voir Will arriver enfin:
« - M'accorderiez-vous cette valse, Miss Keaton?
- Avec joie, Mr Turner. »
Il lui tendit son bras et ils s'avancèrent au milieu de la foule. Le rythme entraînant faisait virevolter sa robe de mousseline violette... Will savait merveilleusement danser et Anna ne pouvait détacher son regard du sien. Le morceau se termina trop vite à son goût et il se dirigea à l'écart de la piste sans rien dire. Il se ravisa et s'apprêtait à lui demander une autre valse quand le commodore s'interposa: « M'accorderiez-vous cette danse, Miss? » Il ne la laissa pas répondre et la prit brutalement par la main pour la ramener au centre de la salle. Anna regarda Will avec un regard implorant, il comprit aussitôt qu'elle n'était pas du tout d'accord. Il saisit le bras du commodore pour le faire lâcher prise:
« - Doucement, vous ne voyez pas que vous lui faites mal?
- Veuillez ôter votre main, monsieur, cette familiarité m'est insupportable.
- Je n'ôterai ma main que lorsque vous l'aurez laissé tranquille. »
La tension était montée d'un cran. Il n'y avait plus de musique et tout le monde regardait la scène avec intérêt...
« - Miss Keaton m'a accordé cette danse, alors si vous voulez bien...
- Vous vous êtes emparé d'elle avant qu'elle ai eu le temps de vous répondre!
- Me traiteriez vous de menteur, monsieur?
- Parfaitement monsieur.
- C'en est assez! »
Le commodore, piqué au vif, gifla Will pour le provoquer en duel. « Comme vous voudrez Norrington. » répondit celui-ci. Il regarda Anna avec insistance pour signifier l'importance de ce combat. Malgré son dégoût de la violence, il voulait la venger de cette offense. Will ôta son gilet et le commodore fit de même. On apporta aussitôt deux épées et le gouverneur se sentit obligé d'intervenir, même s'ils ne pouvaient plus renoncer:
« - Messieurs, ne pouvons-nous pas arranger tout ceci calmement?
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# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:30

Modifié le vendredi 13 avril 2007 13:38

Fuite

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" - Messieurs, ne pouvons-nous pas arranger tout ceci calmement?
-
Non. C'est une question d'honneur. Ce jeune freluquet a jugé bon de m'insulter et il va recevoir la punition qu'il mérite. Après cela, j'exige que Miss Keaton m'offre un baiser et toutes les danses qui suivront!
- On ne dispos
e pas de moi comme un objet, espèce de rustre! » s'enquit Anna.
Mais
le duel s'engagea et pendant que le commodore portait la première attaque, Anna affligée du fait qu'on ne l'écoutait pas, s'enfuit en sanglotant. Will fut tenté de la suivre mais il fallait aussi faire comprendre au commodore qu'elle ne lui appartenait pas. Anna quitta la salle principale et s'arrêta dans le hall, les yeux embués de larmes. Elle essayait de remettre de l'ordre dans ses idées mais le bruit des épées s'entrechoquant la bouleversait. Elle ne supportait pas l'idée que l'on puisse se battre pour elle, et surtout que Will puisse être blessé... À cette simple pensée, le monde cessa de tourner. Sans vraiment regarder, elle dévala la pente à une vitesse folle, coupant à travers le jardin. À bout de souffle, elle s'arrêta lorsque ses poumons se mirent à brûler et que sa gorge lui piquait d'avoir tant pleurer. S'adossant au grand chêne, elle tenta de reprendre sa respiration. Elle se rendit compte qu'il pleuvait, des grosses gouttes passaient malgré tout à travers l'épais feuillage. Puis elle reprit sa marche, plus lentement. Elle passa près du lac et se rappela du vieux moulin dans lequel elle jouait avec Will, lorsqu'ils étaient enfants. Il était en ruine à présent et servait de point de repos lors des balades à cheval. Elle se mit à l'abri sous le préau, contre le mur de pierres sèches et attendit que l'orage passe... Pendant ce temps, Will évitait les coups avec adresse, plus qu'il n'en portait lui-même. Souple et rapide à la fois, il gambadait d'un bout à l'autre de la pièce et le commodore avait du mal à le suivre. Ils finirent par se retrouver à entrée du hall qui menait au jardin. Une pluie d'orage s'était mise à tomber. En reculant, Will trébucha sur une marche glissante et s'étala de tout son long. Profitant qu'il soit à terre, le commodore lui mit la lame tranchante de son épée sous la gorge.
« - Vous avez perdu, M
r Turner.
- Il ne fa
ut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, commodore! »
Sur ce, il tira sur le
tapis rouge qui ornait les escaliers et fit tomber Norrington à son tour. Il se releva prestement et le blessa légèrement au bras pour signifier que le combat s'achevait là. « J'ai gagné. Je vous demanderai de ne plus vous approcher de Miss Keaton à partir de maintenant. »
L
e visage crispé par la douleur, le commodore se contenta d'acquiescer vaguement. Will laissa tout en plan pour partir à la recherche d'Anna. Par chance, il se dirigea vers le jardin. Les invités étaient préoccupés par la blessure du commodore et personne ne remarqua leur disparition à tous les deux.
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# Posté le jeudi 05 avril 2007 06:55

Modifié le jeudi 12 avril 2007 06:31

Le vieux moulin

Le vieux moulin
La pluie glacée frappait son visage mais Will ne s'en souciait guère, portant toute son attention au moindre signe qui trahirait la présence d'Anna. Il criait son nom, mais emportée par le vent, sa voix se perdait au dessus des arbres. Il était inquiet à présent. Avec cette pluie, aucune chance de repérer ses traces au sol. Pendant qu'il se disait cela, il arriva sous le chêne et s'assit un instant... Un sentiment d'apaisement prit soudain Will. Serein, sous cet arbre centenaire au feuillage protecteur, il crut sentir un léger parfum de magnolia. Il se dressa sur ses pieds et se colla au tronc, respirant l'écorce. Pas de doute, elle était passée par là! Il retrouva son courage, s'élança droit devant en se mettant à la place d'Anna. Il se rappela lui aussi du moulin, il était juste là, derrière la végétation. Se précipitant vers les hautes herbes, il se trouva nez à nez avec une partie des ruines. Il contourna l'édifice et aperçu Anna... enfin! Il faillit crier de joie mais se ravisa et bondit des taillis à côté d'elle.
« - Aaaah!!... Will? Vous m'avez fait une de ces peurs! Cela devient une habitude...
- Et vous? Vous ne croyez pas que vous m'avez rendu fou d'inquiétude?
- Je... Je ne voulais inquiéter personne... » dit-elle en bafouillant et baissa les yeux. Son regard glissa jusqu'à la poitrine ruisselante de Will, révélée par sa chemise trempée avant de revenir bien vite sur son visage. Will sentit un désir féroce monter en lui, tel qu'il en avait rarement connu. Son regard s'aventura le long de son cou gracile. Plus bas encore, il aperçu dans l'échancrure de son décolleté, sa poitrine ronde et crémeuse palpiter au rythme de sa respiration affolée. S'approchant au plus près d'Anna, il ne pouvait plus faire marche arrière, et l'emprisonna dans le piège de ses bras appuyés contre le mur. Il lui coupait ainsi toutes retraites. Il fixa ses lèvres charnues comme un fruit rouge... Alors que son corps froid et trempé par la pluie se collait au sien, il les vit s'entrouvrir pour laisser échapper un petit cri. Avec un sourire attendri, il plongea au fond de ses yeux et se sentit emporté par un torrent de passion...
Anna vit la bouche de Will fondre sur la sienne avec une brutale détermination, mais il se fit infiniment tendre. Une douceur rayonnait en elle au contact de ses mains pressées de part et d'autre de son visage, tandis qu'il l'embrassait... c'était délicieux. La pluie avait cessé, les nuages laissaient maintenant paraître une lune presque pleine, les grillons se mirent à chanter... Anna s'obligea à ouvrir les yeux et vit, comme dans un rêve, flotter ce séduisant visage tout près du sien. Elle ne respirait plus, ne bougeait plus, ne pensait plus... Will s'écarta légèrement et elle se surprit à dénombrer les paillettes dorées dont ses yeux noirs étaient semés à cet instant. Quittant ses joues, les doigts de Will s'égarèrent dans sa chevelure, dénouèrent le ruban qui les retenaient. En vagues soyeuses, les cheveux d'Anna retombèrent sur ses épaules, tandis que les lèvres de Will repartaient à l'assaut de siennes. Il sentit les doigts d'Anna se nouer sur sa nuque pendant qu'il s'activait à délacer sa robe.
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# Posté le jeudi 12 avril 2007 13:10